Thanos (Avengers) est-il le plus grand écologiste qui soit ?

Vous l’avez peut-être vu au cinéma au mois d’avril dernier : Avengers Infinity War est le 3ème volet de la saga super-héroïque, dans laquelle les plus grands héros de la Terre (Ironman, Captain America, Spiderman, Docteur Strange…) s’allient afin de contrer la menace du tout puissant Thanos, en quête des pierres de l’infini qui lui permettraient d’éradiquer en un claquement de doigt la moitié des êtres vivants de la galaxie.

Si le sujet semble bien éloigné de la thématique de ce site (l’écologie, l’environnement, toussa toussa), il y a pourtant un débat qui mérite d’être soulevé : Thanos, sous ses airs de bad guy sans coeur, n’est-il pas tout simplement le plus grand écologiste qui soit ?

Thanos, ou la question de la surpopulation

Thanos est né sur Titan, planète florissante mais qui n’a pas tardé à souffrir des effets de la surpopulation et de la surexploitation des ressources naturelles. Malgré les avertissements du Titan fou (c’est son surnom dans les comics), la planète s’est peu à peu dégradée, jusqu’à devenir le désert sans vie que l’on aperçoit dans le long métrage des studios Marvel.

C’est sans doute profondément meurtri par la triste issue de sa planète d’origine que Thanos s’est lancé dans sa quête annihilatrice.

La seule surpopulation d’une planète peut-elle être la source de sa chute ? C’est en tout cas une question qui est souvent débattue dans le milieu écologiste terrestre (et pas celui de Titan, avec lequel nous n’avons aucun contact). Alors que pas moins de 11 milliards d’individus sont attendus sur notre bonne vieille planète Terre d’ici 2100, le sujet mérite en tout cas d’être posé.

Ainsi, le 13 novembre 2017, plus de 15 000 chercheurs du monde entier ont publié un « avertissement à l’humanité » dans la revue Bioscience. Sur les 9 indicateurs choisis pour alerter l’opinion publique, l’un concerne cette fameuse hausse exponentielle de la population.

D’autres, comme Pierre Rhabi, dénoncent cet argument démographique comme étant une imposture : « Il y a largement de quoi nourrir tout le monde. La question est celle de l’équité, de la répartition des ressources » a-t-il déclaré au journal La Croix.

Thanos a en tout cas choisi son camp. Décimer la moitié de la population de l’univers de manière aléatoire, acte radical et totalement irrationnel, peut néanmoins se comprendre en poussant vraiment loin la réflexion. Ou du moins se défendre. Et il a le mérite d’enlever tout manichéisme au personnage des frères Russo (les réalisateurs du film).

Des solutions avant celle du génocide ?

On l’a dit : tuer la moitié des êtres vivants d’un claquement de doigts est un acte complètement fou, mais à la mesure d’un personnage comme Thanos. Mais avant d’en arriver là, et on croise les doigts pour que le Titan l’ait fait, il convient d’examiner toutes les autres portes de sortie :

  • Répartir au mieux les ressources

C’est l’idée défendu par Pierre Rhabi à travers ses différents ouvrages : la planète Terre est en mesure de nourrir toutes les bouches qui l’habitent, mais seulement dans le cas où les ressources seraient partagées de manière équitable. Un exemple parlant ? Il suffit de se pencher sur les cas d’obésité, qui n’ont de cesse d’augmenter dans des pays comme les Etats-Unis, alors que dans le même temps des millions de personnes souffrent de malnutrition à travers le monde.

  • En finir avec le gaspillage alimentaire

Autre fléau mondial : celui du gaspillage alimentaire. Rien qu’en France, il représente pas moins de 10 millions de tonnes de produits par an, pour un total estimé à 16 milliards d’euros. Une totale hérésie tant ces denrées alimentaires pourraient nourrir des milliers de bouches. Et c’est sans compter l’impact sur l’environnement (terres cultivée pour rien, émission de gaz à effet de serre…).

Heureusement, des organismes comme Phenix, qui aide les entreprises à réduire le gaspillage alimentaire, ou Too Good To Go, qui propose via son application les invendus des commerçants, se mobilisent pour tenter de changer la donne.

  • Un système économique à revoir ?

Le capitalisme est-il voué à détruire l’environnement ? La question mérite en tout cas d’être posée. En entretenant l’illusion qu’il est constamment possible de croître dans un monde, par définition, fini, le capitalisme consomme à petit feu toutes nos ressources environnementales. Pour preuve, chaque année, le jour du dépassement arrive de plus en plus tôt (voir « Jour du dépassement 2018 : cette année, c’est déjà le 1er août« ).

Avant d’anéantir totalement notre environnement et/ou la moitié de la population du globe, il conviendrait donc, de manière tout à fait logique, de s’interroger en profondeur sur nos modes de vie consuméristes.

Hey Thanos ! Et pourquoi pas cette solution ?

Pour clore notre débat, j’ai une solution toute simple à proposer à Thanos : puisque le gant de l’infini t’autorise à remodeler la réalité à ta guise, et plutôt que d’éradiquer la moitié de l’existence, pourquoi n’en profites-tu pas pour doubler la taille et les ressources de la galaxie ? Problème résolu !

Allez, bisous !

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