Pourquoi j’ai arrêté de manger de la viande

Depuis un peu plus de deux mois à l’heure à laquelle je rédige ces lignes, j’ai enfin sauté le pas : je suis devenu végétarien ! Bien évidemment, devenir végétarien ne se fait pas du jour au lendemain et il m’a fallu passer par de nombreuses étapes avant d’en arriver à prendre cette décision qui peut paraître radicale pour certains.

Pourtant, et quand on se penche un tant soit peu sur le sujet, on se rend rapidement compte que ce changement de régime alimentaire est tout ce qu’il y a de plus logique. Je vais tenter de vous expliquer pourquoi et de (qui sait ?) vous convertir vous aussi au végétarisme.

Devenir végétarien, pour le bien des animaux

Devant toutes les autres raisons que je vous exposerai un peu plus loin, je pense que la cause animale est la première qui me vient en tête lorsque je dois « justifier » de mon végétarisme nouvellement acquis.

Une phrase m’a ainsi particulièrement marqué : « Pourquoi certains animaux mériteraient-ils toutes nos attention, alors que d’autres ne seraient destinés qu’à notre consommation ? ». Bon, j’avoue que la citation n’est sans doute pas la bonne, mais l’esprit est là ! Et quand on y réfléchit bien, les raisons pour lesquelles on tue en batterie cochons et boeufs, alors qu’on dépense des centaines d’euros pour les petits soins de nos chiens et chats ne sont au final que culturelles.

Quand on y pense VRAIMENT, quel est le délit d’un cochon ? De ne pas être aussi mignon qu’un chiot ? Il s’agirait donc d’un délit de « sale gueule » qu’il m’est impossible aujourd’hui d’avaler (et c’est le cas de le dire). Pareil pour les cochons : la façon dont on « élève » (notez les guillemets) et tue ces animaux très sociaux, joueurs et plus intelligents que les chiens (si si, c’est prouvé) est absolument abjecte, voire tout simplement inhumaine. Et que dire des poulets, entreposés dans des espaces ridiculeusement petits et privés de lumière pour accélérer leur ponte, avant d’être sauvagement abattus à peine les 18 mois atteints ?

Notre façon de considérer les animaux en dit long sur notre (in)humanité. Et la manière dont l’élevage a été industrialisé (avec notre consentement de consommateur !) est absolument révoltante. Vous n’infligeriez pas à votre pire ennemi les sévices vécus par les animaux dans les abattoirs : il suffit de regarder la réalité en face (ce dont beaucoup se refusent) et quelques vidéos sur Youtube pour s’en convaincre.

Parce que les alternatives existent

L’argument des « viandards » est tout trouvé : manger de la viande est indispensable à notre survie. Pourtant, et depuis plus de 2 mois maintenant, je ne mange plus de chair animale et ne suis pas mort ! Promis, ce n’est pas un robot qui écrit ces quelques lignes. Et pour tout vous dire, je n’ai ressenti aucune différence.

Je fais beaucoup de sport (musculation, tennis, course à pied, entre autres pratiques), et mon récent végétarisme n’a absolument rien altéré quant à mes performances. Mieux encore : je n’ai jamais été aussi performant tennistiquement parlant ! Je n’irai pas jusqu’à dire qu’il y a un lien de cause à effet, mais force est de constater que mon corps n’a pas du tout changé malgré le manque de protéines animales.

La raison principale à ce « non changement » est simple : les protéines végétales sont tout aussi efficaces que les protéines animales. Vous avez ma promesse ! En choisissant de devenir végétarien, il était pour moi essentiel de ne pas tomber en carence de quoi que ce soit : il m’a donc fallu effectuer quelques recherches afin de savoir quels aliments consommer afin de subvenir à mes besoins en protéines. La liste est longue : oeufs, soja, légumineuses (pois chiches et lentilles), quinoa… Tous ces aliments permettent de nombreuses combinaisons, autorisant ainsi moultes recettes et possibilités gustatives. Rien de mieux pour, au final, varier son alimentation et ne pas dépendre encore et encore des mêmes mets.

Parce qu’une consommation excessive de viande est mauvaise pour la santé

L’OMS (Organisation Mondiale de la Santé) a été limpide à ce sujet : une consommation outrancière de viande rouge et de charcuterie serait « probablement cancérigène ». Rien d’étonnant quand on met en parallèle la hausse de la consommation de viande et la hausse des cancers depuis plusieurs dizaines d’années en France et dans le monde.

Ces cancers ne sont bien évidemment pas tous provoqués par le fait de manger de la viande : ça serait mentir que de l’affirmer haut et fort. Pourtant, il est difficile de fermer les yeux sur la corrélation entre les deux phénomènes.

Avant la seconde guerre mondiale, et même encore un peu après, manger de la viande était un luxe, et donc consommée avec parcimonie. D’une fois par semaine en moyenne, il n’est pas rare aujourd’hui de manger de la viande à chaque repas, ce qui est un non sens total : non seulement d’un point de vue économique (les protéines animales sont globalement plus chères que les protéines végétales), mais aussi sur le plan du bien-être animal soutenu plus haut (plus de viande mangée = plus d’industrialisation des élevages = plus de violence envers les animaux). Et c’est sans parler des arguments environnements, mais j’y reviens plus bas.

Parce que ça détruit l’environnement

Manger de la viande a un coup environnemental plus que conséquent : d’ici à 2050, et pour une calorie animale, on estime qu’il faudra mobiliser pas moins de 11 calories végétales ! Un non-sens total quand on sait qu’il y aura potentiellement pas moins de 9 milliards de bouches à nourrir à cette date pas si lointaine. S’il faut 11 hectares au lieu de 1 hectare pour produire une même quantité de viande, est-ce bien raisonnable d’insister dans ce sens ? On voit donc bien que ce manière de produire et de se nourrir n’est absolument pas tenable.

Par ailleurs, on estime à environ 15% les émissions de gaz à effet de serre générées par l’industrie de l’élevage, la viande de boeuf étant celle qui en produit le plus.

Et c’est sans parler de la déforestation directement liée aux élevages (bah oui, il en faut de la place pour loger tous ces animaux !) ou encore de la consommation d’eau qui en découle.

Quelques chiffres édifiants

  • 15 000 litres : c’est la quantité d’eau qu’il faut pour produire 1 kg de viande de boeuf (10x fois moins qu’1 kg de graines de soja)
  • 10 à 25 kg : c’est la quantité de céréales nécessaires à la production d’1kg de viande de boeuf
  • 70% des surfaces agricoles en France sont utilisées pour l’élevage
  • 4377 km : c’est l’équivalent en kilomètres d’un repas avec viande et produit laitier (contre 281 km sans viande et sans produit laitier)
  • 80% des animaux d’élevage en France le sont sans accès à l’extérieur, dans des bâtiments fermés
  • 65 000 000 000 (oui, milliards) d’animaux sont abattus chaque année pour notre consommation, soit 2000 animaux CHAQUE SECONDE

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